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Europe: CHF 1.90
Autres pays: CHF 2.50
Suisse (pour les copies à l'ambassade): courrier A: CHF 1.20 / courrier B: CHF 1.–
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Adresses
Secrétaire du Comité provincial du Qinghai du Parti communiste chinois:
Secretary Wu Xiaojun
Qinghai Provincial Committee of the Chinese Communist Party
No. 12 Xida Street
Xining
Qinghai Province, 81000
People’s Republic of China
X/Twitter: @MFA_China
Facebook: China MFA Spokesperson(中国外交部发言人)
Instagram: @mfa_china
Copies à
Mr. Cha Qingjiu
Procurator-General
No. 17 Wusi West Road, Chengxi District
Xining, Qinghai Province 810008
People’s Republic of China
Ambassade de la République Populaire de Chine
Kalcheggweg 10
3006 Berne
Fax: 031 351 45 73
E-mail: dashmishu@hotmail.com
Guide réseaux sociaux
Suggested captions
Option 1
#WhereIsDorjeTen❓
5 months ago, Tibetan religious leader Choktrul Dorje Ten Rinpoche was taken into custody in Qinghai. Since then, almost nothing has been made public about where he is being held or the legal basis for his detention.
His family and community deserve answers.
📢Urge China to disclose his whereabouts immediately and ensure his rights are protected: [Link to UA]
#HumanRights #Tibet #China #FreeDorjeTen
Option 2
#WhereIsDorjeTen❓
Taken away [by or from where?] in December 2025, Choktrul Dorje Ten Rinpoche remains incommunicado, with no access to family or a lawyer.
📢We call on #China to reveal where he is and ensure his rights are respected. Take action: [Link to UA]
Option 3
#WhereIsDorjeTen❓
A respected spiritual leader and educator, Choktrul Dorje Ten Rinpoche supported his community for years — now his family has no information on where he is.
📢Join us in calling on #China to investigate and disclose his fate and, should he be detained, ensure his release: [Link to UA]
#HumanRights #Tibet #China #FreeDorjeTen
Hashtag:
#FreeDorjeTen #WhereIsDorjeTen
Accounts to tag:
X/Twitter: @MFA_China
Facebook: China MFA Spokesperson(中国外交部发言人)
Instagram: @mfa_china
Plus d'infos
Choktrul Dorje Ten Rinpoche est un responsable religieux et éducatif originaire du canton de Chikdril (Jiuzhi), dans la préfecture tibétaine autonome de Golog (Guoluo 果洛), dans la province du Qinghai. Né en 1967, il est reconnu en tant que lama réincarné (Rinpoche) et joue de longue date un rôle important dans la vie religieuse locale et au sein de sa communauté. Il a fondé et dirigé un monastère dans la municipalité de Mentang, et a établi une école professionnelle vers 2010, qui enseignait la langue et la culture tibétaines et des compétences techniques.
Cette école proposait à la fois un enseignement général et des formations spécialisées - langue tibétaine, arts traditionnels, médecine et pratiques culturelles. Selon des informations disponibles publiquement, elle est devenue l’une des principales écoles professionnelles de son genre dans la région. Plus de 800 élèves y étaient inscrits à une époque, et plusieurs milliers en sont diplômés, dont un grand nombre ont continué dans l’enseignement supérieur ou ont décroché des emplois. Le travail accompli par cet établissement était connu des responsables locaux et soutenu par ceux-ci, ainsi que l’indiquent des reportages dans les médias et au moins un exemple de soutien financier par le biais d’un projet de défense de l’héritage culturel appuyé par une banque publique et une fondation liée à l’État œuvrant pour le développement. Encore récemment, au début du mois de novembre 2025, des services gouvernementaux locaux ont effectué des inspections dans cette école, ce qui indique qu’elle était toujours opérationnelle peu avant l’arrestation présumée. L’école a semble-t-il été fermée après sa disparition, et les élèves ont été renvoyés chez eux.
Outre son travail dans les domaines de la religion et de l’enseignement, Choktrul Dorje Ten Rinpoche s’impliquait au sein de structures publiques locales, notamment en tant que membre d’un système consultatif politique au niveau cantonal et dans des rôles liés à l’assemblée populaire locale. Il soutenait par ailleurs les moyens de subsistance locaux, notamment par le biais d’activités commerciales, et était considéré par beaucoup comme un responsable communautaire fournissant un soutien financier et social à des familles dans le besoin.
Depuis son arrestation présumée en décembre 2025, les seules informations concernant le statut de Choktrul Dorje Ten Rinpoche sont limitées à des rumeurs selon lesquelles il fait l’«objet d’une enquête». En Chine, ce type de terminologie est régulièrement utilisé pour faire référence à la privation de liberté en relation avec l’information judiciaire - avant que le parquet n’approuve le placement en détention ou n’émette un acte d’inculpation. Amnesty International a recensé des dizaines de cas de défenseur·e·s des droits humains et d’autres personnes en Chine, détenus au secret pour des périodes prolongées tandis qu’ils font «l’objet d’une enquête» sans être inculpés ni bénéficier d’une représentation légale.
L’accès à l’information depuis les régions à population tibétaine reste fortement restreint, en particulier pour les journalistes, les universitaires et les organisations de défense des droits humains, ce qui rend difficile toute vérification indépendante des cas de détention et de disparition. Au fil des années, Amnesty International a recensé un certain nombre de cas, tels que ceux du dirigeant religieux tibétain Tenzin Delek Rinpoche, du moine Rinchen Tsultrim et de Tashi Wangchuk, défenseur de la langue tibétaine, caractérisés par un accès limité à un avocat, un manque de transparence et d’autres atteintes à l’équité des procès.
Ces dernières années, les autorités des zones tibétaines - malgré leur «autonomie» nominale - ont imposé des restrictions de plus en plus sévères à l’éducation à la langue tibétaine et aux pratiques religieuses de la région. Les initiatives éducatives et culturelles mettant en avant la langue et l’identité tibétaines se heurtent à des mesures renforcées de surveillance et de contrôle. Des responsables religieux et des enseignants ont également été soumis à des dispositifs de surveillance, à des restrictions et, dans certains cas, à une détention, dans le cadre de politiques plus larges visant à promouvoir l’«unité ethnique» et une identité nationale unifiée, ainsi qu’une éducation idéologique étendue et la concentration sur le mandarin comme langue principale d’instruction. Ces mesures ont réduit l’espace dédié à l’expression culturelle et religieuse, et renforcent le contrôle de l’État sur les pratiques bouddhistes tibétaines.
Les organes internationaux de défense des droits humains ont à de nombreuses reprises exprimé leur inquiétude face à la situation du Tibet et d’autres régions de Chine. Dans sa mise à jour de février 2026 présentée au Conseil des droits de l’homme, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a relevé l’absence de progrès dans la mise en œuvre de précédentes recommandations concernant les droits des Tibétain·e·s et d’autres communautés affectées.
Détails
| Numéro UA: Date de parution: Index: |
UA 034/26 20.04.2026 ASA 17/0902/2026 |
| Participation prévue jusqu'au: | 15 octobre 2026 |
| Action urgente complète (Word): | français english |
| Modèle de lettre uniquement (Word): | français english |
Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.
English version
Tibetan religious leader disappeared
Choktrul Dorje Ten Rinpoche, a Tibetan religious and education leader, has been missing since December 2025 after he was reportedly taken into custody by authorities in Qinghai province, China. Since then, there has been almost no information about his fate or whereabouts. The authorities should urgently disclose his location, ensure his rights are protected, and release him unless there is sufficient credible evidence of a recognizable criminal offence.
Choktrul Dorje Ten Rinpoche is a Tibetan religious and education leader from Chikdril (Jiuzhi) County in Golog Tibetan Autonomous Prefecture, Qinghai province. Born in 1967, he is recognized as a reincarnate lama (Rinpoche) and has long played an important role in local religious and community life. He founded and led a monastery in Mentang Township and established a vocational training school around 2010, which provided education in Tibetan language, culture and vocational skills.
The school offered both general subjects and specialised training, including Tibetan language, traditional arts, medicine and cultural practices. According to publicly available information, it grew into one of the largest vocational schools of its kind in the region, at one point enrolling over 800 students and graduating in total several thousand, many of whom went on to positions in higher education or employment. The school’s work was known to and supported by local officials, including inspections as evidenced by state media reports and in at least one instance financial assistance via a cultural heritage project backed by a public bank and a state-linked development foundation. As recently as early November 2025, local government departments conducted inspections at the school, indicating that it remained operational shortly before his reported detention. The school was reportedly closed following his disappearance, and students were sent home.
In addition to his religious and educational work, Choktrul Dorje Ten Rinpoche was active in local public structures, including as a member of the county-level political consultative system and in roles linked to the local people’s congress. He also supported local livelihoods, including through business activities, and was widely regarded as a community leader who provided financial and social support to families in need.
Since his presumed detention in December 2025, the only news of Choktrul Dorje Ten Rinpoche’s status are limited word-of-mouth reports that he was «under investigation». In China, such terminology has often been used to refer to detention under the criminal investigation phase – prior to the procuratorate approving criminal detention or filing an indictment. Amnesty has documented dozens of cases of human rights defenders and others in China being held incommunicado for extended periods while «under investigation» without formal charge or access to legal representation.
Access to information from Tibetan-populated areas remains highly restricted, particularly for journalists, researchers and human rights organisations, making it difficult to independently verify cases of detention and disappearance. Over the years, Amnesty International has documented a number of cases, such as those of Tibetan religious leader Tenzin Delek Rinpoche, monk Rinchen Tsultrim and language activist Tashi Wangchuk, involving limited access to counsel, lack of transparency and other fair trial concerns.
In recent years, authorities in Tibetan areas – despite their nominal «autonomous» designation - have imposed increasing restrictions on Tibetan-language education and religious practices. Educational and cultural initiatives that promote Tibetan language and identity have faced heightened scrutiny and control. Religious leaders and educators have also been subject to surveillance, restrictions and, in some cases, detention, as part of broader state policies promoting «ethnic unity» and a unified national identity, alongside expanded ideological education and increased emphasis on Mandarin Chinese as the primary language of instruction. These measures have further narrowed the space for cultural and religious expression and reinforced state control over Tibetan Buddhist practices.
International human rights bodies have repeatedly expressed concern about the situation in Tibet and other regions of China. In his February 2026 update to the Human Rights Council, the UN High Commissioner for Human Rights noted the lack of progress in implementing previous recommendations concerning the rights of Tibetans and other affected communities.
Please take action before 15 October 2026.
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