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Défendez les droits de Said Abdelrazek et envoyez une lettre d'appel par courrier, e-mail, ou fax et tweetez également sur les réseaux sociaux (X/Twitter / Facebook)
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Modèles de lettre
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Europe: CHF 1.90
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Suisse (pour les copies à l'ambassade): courrier A: CHF 1.20 / courrier B: CHF 1.–
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Adresses
Procureur de la République:
Public Prosecutor Mohamed Shawky Ayyad
Office of the Public Prosecutor
Madinat al-Rehab
Cairo
Arab Republic of Egypt
Fax: +202 2577 4716/
E-mail: m.office@ppo.gov.eg
Twitter/X: @EgyptianPPO
Facebook: https://www.facebook.com/ppo.gov.eg
Copies à
President Abdelfattah al-Sisi
Office of the President, Al Ittihadia Palace
Cairo
Arab Republic of Egypt
Fax: +202 2391 1441
E-mail: p.spokesman@op.gov.eg
Twitter/X: @AlsisiOfficial
Minister of Interior, Mahmoud Tawfiq
Ministry of the Interior
25 El Sheikh Rihan Street Bab al-Louk
Cairo
Egypt
Fax: +202 2794 5529
E-mail: center@iscmi.gov.eg oder E.HumanRightsSector@moi.gov.eg
Twitter/X: @moiegy
Ambassade de la République arabe d'Égypte
Elfenauweg 61
3006 Berne
Fax: 031 352 06 25
E-mail: eg.emb.bern@gmail.com
FB: https://www.facebook.com/eg.bern.embassy/
Guide réseaux sociaux
#Egypt: Said Abdelrazek was arrested, torture and prosecuted for converting to Christianity. He's now facing trial before a terrorism court solely for peacefully exercising his faith. Authorities must immediately and unconditionally release him.
Plus d'infos
Said Abdelrazek est un Égyptien de 30 ans qui s’est converti au christianisme en 2016 après avoir mené une étude comparative des religions et à l’issue de plusieurs années de réflexion personnelle. Selon sa compagne, à la suite de sa conversion, les autorités égyptiennes l’ont ciblé au moyen d’arrestations arbitraires et d’une surveillance. En 2018, Said Abdelrazek a fui en Russie, où il a déposé une demande d’asile et obtenu un statut de protection temporaire pour un an. En 2024, les autorités russes l’ont expulsé vers l’Égypte, en violation du principe de «non-refoulement». Ce principe interdit aux États de renvoyer, d’extrader ou de transférer une personne dans un pays où elle serait confrontée à un risque réel de persécution, de torture ou d’autres violations graves des droits humains. D’après des sources bien informées, son expulsion a suivi une condamnation pour «atteinte aux sentiments des croyants» liée au fait qu’il avait partagé des contenus considérés comme insultants à l’égard des personnes musulmanes. Said Abdelrazek a déposé une demande de visa humanitaire auprès de l’Australie en mai 2024. Depuis son arrestation en 2025, sa fiancée, qui est une ressortissante australienne, appelle publiquement à une intervention diplomatique urgente en soulignant l’absence d’action décisive. Des organisations de défense des droits humains ont exhorté le gouvernement australien à accélérer le processus d’octroi du visa et à faire pression sur les autorités égyptiennes pour qu’elles le libèrent immédiatement.
Said Abdelrazek est actuellement incarcéré à la prison du Dixième jour de ramadan. Amnesty International a recueilli de très nombreux éléments attestant de conditions de détention cruelles et inhumaines dans cette prison, marquées notamment par de lourdes restrictions en matière de circulation, d’accès à la lumière du jour et de contacts familiaux. Toutes les personnes détenues sont privées de lumière du jour car elles ne sont pas autorisées à faire de l’exercice en plein air quotidiennement et beaucoup sont confinées dans leur cellule 23 heures sur 24 en n’ayant droit qu’à une heure maximum d’exercice dans un couloir à l’intérieur du bâtiment. Les visites familiales sont limitées à seulement 20 ou 30 minutes une fois par mois, et certaines personnes sont même totalement privées de visites. Des femmes proches de personnes détenues ont en outre signalé que des gardiennes de la prison les avaient soumises à des fouilles corporelles intrusives et que le personnel inspectait sans aucune précaution d’hygiène la nourriture apportée par les familles, qui reste la principale source d’alimentation des prisonniers en raison de la mauvaise qualité et des portions insuffisantes des repas fournis par la prison.
Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel l’Égypte est partie, protège le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, qui comprend le droit de choisir sa religion et d’en changer. En Égypte, les minorités religieuses, notamment les chrétiens coptes, les musulmans chiites et les baha’is, sont constamment en butte à la discrimination dans la législation et dans la pratique. Des membres de minorités religieuses, des personnes athées et d’autres n’embrassant pas les convictions religieuses autorisées par l’État sont menacés ou harcelés, notamment au moyen de convocations et d’interrogatoires abusifs par l’Agence de sécurité nationale et, dans certains cas, de poursuites pour des accusations vagues de «mépris de la religion».
Au cours des derniers mois, les autorités égyptiennes ont intensifié leur répression contre les personnes qui n’embrassent pas les convictions religieuses autorisées par l’État. Elles ciblent de plus en plus les personnes qui abordent des questions religieuses en ligne, en violation des obligations internationales du pays en matière de droits humains. Entre mi-juillet 2025 et le 1er janvier 2026, les forces de sécurité ont arrêté au moins 29 personnes dans six gouvernorats parce que celles-ci avaient publié en ligne des contenus divergeant des discours religieux validés par l’État. Au moins quatre d’entre elles ont indiqué avoir subi des actes de torture à la suite de leur arrestation, au moins 11 ont été privées de leur droit à un avocat pendant la phase d’interrogatoire, et une est morte en détention.
Depuis longtemps, les personnes nées musulmanes et converties au christianisme font l’objet d’un harcèlement des autorités en Égypte, dans certains cas sous la forme de poursuites pénales pour «mépris de la religion», surtout si elles sont soupçonnées de prosélytisme ou de chercher à changer leur religion sur leurs papiers d’identité. Tous les Égyptiens et Égyptiennes sont tenus d’avoir en permanence leur numéro d’identification nationale sur eux à partir de 16 ans. Ce numéro figurant sur la carte d’identité est exigé pour accéder à l’enseignement supérieur, aux soins médicaux et à l’emploi, ainsi que pour toutes les démarches administratives et les transactions financières. Les autorités égyptiennes refusent depuis longtemps d’accorder une reconnaissance juridique et des papiers d’identités aux Baha’is ainsi qu’aux anciens musulmans convertis au christianisme ou à d’autres religions.
Détails
| Numéro UA: Date de parution: Index: |
UA 045/26 07.05.2026 MDE 12/0973/2026 |
| Participation prévue jusqu'au: | 7 novembre 2026 |
| Action urgente complète (Word): | français english |
| Modèle de lettre uniquement (Word): | français english |
Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.
English version
Tortured convert on trial for his religious beliefs
On 15 July 2025, security officers arrested Egyptian national and Christian convert Said Abdelrazek from his home in Cairo. After nine months of arbitrary pretrial detention, Said Abdelrazek was referred to trial before the Terrorism Circuit of the First Criminal Court in Badr on charges stemming from his conversion and religious beliefs. His first court hearing took place on 21 April 2026, and the trial was adjourned to 15 June 2026. Said Abdelrazek is currently detained in the 10th of Ramadan prison amid growing concerns over his health. The Egyptian authorities must immediately and unconditionally release Said Abdelrazek as he is solely detained for exercising his right to freedom of religion and belief.
Said Abdelrazek is 30-year- old Egyptian national who converted to Christianity in 2016 after studying comparative religions and following years of personal reflection. According to his partner, following his conversion, Egyptian authorities targeted him through arbitrary arrests and surveillance. In 2018, Said Abdelrazek fled to Russia, where he sought asylum and obtained temporary protection status for a year. In 2024, the Russian authorities deported him to Egyptian violation of the principle of non-refoulement. This principle prohibits states from returning, extraditing, or otherwise transferring individuals to a country where they face a real risk of persecution, torture, or other serious human rights violations. According to informed sources, his deportation following a conviction on the charge of « offence of the feeling of believers» after he shared content considered offensive to Muslims. Said Abdelrazek filed an application for a humanitarian visa to Australia in May 2024. Since his arrest in 2025, his fiancée, an Australian national, has been publicly calling for urgent diplomatic intervention, raising concerns about the absence of decisive action. Human rights organizations have urged the Australian government to expedite the visa process and pressure the Egyptian authorities into releasing him immediately.
Said Abdelrazek is currently held in the 10th of Ramadan prison. Amnesty International has extensively documented cruel and inhuman detention conditions in the prison marked by severe restrictions on movement, sunlight, and family contact. All prisoners are deprived of sunlight because they are not permitted daily outdoor exercise, and many are confined to their cells for 23 hours a day, with only a maximum of one hour of exercise in a corridor inside the building rather than in open air. Family visits are also heavily restricted to only 20 or 30 minutes once per month, while some detainees are denied visits altogether. Relatives of detainees further reported invasive body searches by guards and unhygienic inspection of food brought by families, which remains the main source of nutrition due to the poor quality and insufficient portions of prison meals.
The International Covenant on Civil and Political Rights, to which Egypt is a state party, protect the right to freedom of thought, conscience and religion, which includes the right to choose or replace one’s religion. Religious minorities, including Coptic Christians, Shi’a Muslims and Bahá’ís, consistently face discrimination in law and/or practice in Egypt. Members of religious minorities, atheists and others not espousing state-sanctioned religious beliefs face threats and harassment including abusive summons and interrogations by the National Security Agency (NSA) and in some cases prosecution over vague «contempt of religions» charges.
In recent months the Egyptian authorities have intensified their crackdown against individuals who do not espouse state-sanctioned beliefs. Egyptian authorities are increasingly targeting of individuals dis-cussing religious matters online, in breach of the country's international human rights obligations. Be-tween mid-July 2025 and 1 January 2026, security forces arrested at least 29 people across six governorates for online content diverging from state-sanctioned religious narratives, with at least four detain-ees reporting torture following arrest, at least eleven denied legal counsel during interrogation, and one dying in custody.
Muslim-born Christians in Egypt have long faced government harassment, in some cases including criminal prosecution on «contempt of religion» charges, particularly if they are suspected of proselytizing or seek to change their religion on their national identification numbers. All Egyptians over the age of 16 must have and at all times carry national identification numbers. They are required to access higher education, healthcare and employment and carry-out out any administrative and financial transactions. Egyptian authorities have long denied Baha’is as well as converts from Islam to Christianity and other religions legal recognition and identity documents.
Please take action before 7 November 2026.
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