Une femme allume une bougie devant un monument improvisé représentant la coupe du monde, au Mexique.
Des collectifs, comme ici à Guadalajara au Mexique, rendent hommage à des personnes disparues devant un monument improvisé à l'effigie de la FIFA. © AFP via Getty Images
Coupe du monde 2026

Gianni Infantino doit s’engager contre les expulsions, les détentions et la répression

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, doit expliquer aux associations membres réunies demain au 76ᵉ Congrès de la FIFA à Vancouver (Canada) comment il compte garantir que le plus grand événement sportif mondial ne devienne pas une scène de répression ni une vitrine de pratiques autoritaires.

À six semaines seulement du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, Gianni Infantino n’a toujours pas présenté publiquement de plan précisant comment les supporter·rice·s, les journalistes et les communautés locales seront protégé·e·s contre les détentions arbitraires, les expulsions massives et les atteintes à la liberté d’expression. Le Congrès de la FIFA doit être le moment de cette clarification, et la communauté mondiale du football attend autre chose que de vagues déclarations d’intention.

Alors que des informations indiquent que la FIFA envisage encore de demander ou non au président Trump de suspendre les opérations brutales de l’agence ICE pendant la Coupe du monde, il est incompréhensible que Gianni Infantino n’ait pas encore agi pour protéger toutes les personnes liées à ce tournoi. En 2025 seulement, plus de 500 000 personnes ont été expulsées des États-Unis, dans un contexte d’urgence nationale en matière de droits humains.

Le mois dernier, Amnesty International a publié un rapport détaillant de graves menaces pour les droits humains ainsi que des risques pour les fans, les joueurs et joueuses, les journalistes, les travailleur·euse·s et les communautés locales dans les trois pays hôtes, en particulier en raison des politiques migratoires abusives – et parfois mortelles – des États‑Unis, responsables d’une hausse des arrestations illégales, des détentions de masse et des expulsions.

Les supporter·rice·s devraient pouvoir profiter de la Coupe du monde « sûre, accueillante et inclusive » promise par la FIFA. Or, aux États‑Unis, les politiques migratoires continuent de représenter une menace grave, tandis que des mesures discriminatoires et des restrictions à la liberté d’expression et au droit de manifester pacifiquement existent dans l’ensemble des pays hôtes. Il est temps que Gianni Infantino explique enfin comment les droits humains seront protégés.

Complément d’information

Aux États‑Unis, une coalition de plus de 120 organisations de la société civile a publié un avertissement à l’intention des personnes se rendant dans le pays à l’occasion de la Coupe du monde 2026, mettant en garde contre de graves risques en matière de droits humains.