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Défendez les droits de Saida El Alami:
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| Agir jusqu'au 9 janvier 2027 |
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Europe: CHF 1.90
Autres pays: CHF 2.50
Suisse (pour les copies à l'ambassade): courrier A: CHF 1.20 / courrier B: CHF 1.–
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Adresses
Aziz Akhannouch
Chef du gouvernement
Palais Royal Touarga
Rabat 10070
MAROC
Fax: (00 212) 53 777 10 10
X/Twitter: @ChefGov_ma
Copies à
Ambassade du Royaume du Maroc
Helvetiastrasse 42
3005 Berne
Fax: 031 351 03 64
E-mail: ambmaroc.berne@maec.gov.ma
Minister of Justice Abdellatif Ouahbi
E-mail: contact@justice.gov.ma
Mme Amina Bouayach
Presidente du conseil national des droit de l’homme
E-mail: CNDH@CNDH.org.ma
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Suggested messages:
Human rights defender Saida El Alami is behind bars solely for peacefully exercising her right to freedom of expression. UN experts have found her detention arbitrary. Moroccan authorities must immediately and unconditionally release her. #FreeSaidaElAlami
Human rights defender Saida El Alami remains unjustly imprisoned in Morocco. According to family members, her health has severely deteriorated in detention and she has developed diabetes and high blood pressure. She must be released immediately. #FreeSaidaElAlami
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@AmnestyMENA
Plus d'info
Saida El Alami est une défenseure des droits humains et blogueuse connue pour parler ouvertement de la corruption, des violations des droits humains et de la liberté d’expression au Maroc. Elle est membre du collectif Femmes marocaines contre la détention politique, mouvement qui rassemble des défenseures des droits humains et dénonce les détentions à caractère politique.
Elle est régulièrement prise pour cible par les autorités en raison de ses activités militantes pacifiques et de son expression en ligne. La police l’a arrêtée le 23 mars 2022: la veille, elle avait partagé sur les réseaux sociaux un message critiquant les services de sécurité qui ont enquêté à son sujet auprès de ses voisins. Elle avait déjà publié un message dénonçant la corruption présumée au sein de l’appareil judiciaire. Le procureur du tribunal de Casablanca l’a inculpée d’«outrage à un organisme réglementé par la loi», d’«outrage à des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions», de «mépris des décisions judiciaires» et de «diffusion et distribution de fausses allégations sans accord», aux termes des articles 265, 263, 266 et 2-477 du Code pénal, respectivement. En avril 2022, elle a été condamnée à deux ans d’emprisonnement. Sa peine a par la suite été portée à trois ans en appel, en septembre 2022. Elle a été libérée en juillet 2024 à la faveur d’une grâce royale.
Dans le cadre des dernières poursuites judiciaires intentées à son encontre, Saida El Alami et ses avocats ont fait part de leurs préoccupations concernant des violations de son droit à un procès équitable, notamment des restrictions quant à la possibilité de consulter son avocat, puisqu’elle n’a pas pu le voir pendant 48 heures après sa première arrestation. Le 14 juillet 2025, elle a entamé une grève de la faim pour protester contre son arrestation et les poursuites à son encontre, qu’elle estime arbitraires et en lien avec ses activités militantes en faveur des droits humains.
L’incarcération inique de Saida El Alami illustre le recours persistant, au Maroc, au droit pénal pour poursuivre des défenseur·e·s des droits humains, des journalistes, des blogueurs·euses et des militant·e·s au seul motif qu’ils expriment leurs opinions. Mohamed Ziane, éminent défenseur des droits humains et ancien ministre des Droits de l’homme, est emprisonné depuis novembre 2022, après avoir été condamné pour des accusations qu’Amnesty International estime découler de son travail en faveur des militant·e·s, des journalistes et des victimes de violations. En avril 2026, à l’issue d’un nouveau procès ordonné par la Cour de cassation, la cour d’appel de Rabat a confirmé la peine de cinq ans d’emprisonnement prononcée à son encontre dans le cadre d’une autre affaire liée au détournement présumé de fonds du Parti marocain libéral, garantissant ainsi son maintien en détention.
L’incarcération de Saida El Alami viole les obligations du Maroc découlant du droit international relatif aux droits humains. Le Maroc est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), dont l’article 19 protège le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et le droit à la liberté d’expression. Il est également partie à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, dont l’article 9 garantit le droit d’exprimer et de diffuser ses opinions. Les organismes internationaux de défense des droits humains ont toujours affirmé que la critique des responsables publics, des institutions de l’État et des politiques gouvernementales relève de la liberté d’expression et que nul ne devrait être arrêté, poursuivi, ni emprisonné au seul motif d’avoir exprimé pacifiquement ses opinions.
En mars 2026, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a conclu que l’incarcération de Saida El Alami était arbitraire et contraire aux obligations internationales du Maroc. Il a appelé les autorités marocaines à la libérer immédiatement, à lui garantir un droit exécutoire à une indemnisation et à des réparations, et à enquêter sur les violations dont elle a été victime.
En détail
| Numéro UA: Date de parution | Actualisé le: Index: |
UA 072/26 06.07.2026 | - MDE 29/1271/2026 |
| Participation prévue jusqu'au: | 9 janvier 2027 |
| Action urgente complète (Word): | français english |
| Modèle de lettre uniquement (Word): | français english |
Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.
English version
Human rights defender behind bars
Moroccan human rights defender and blogger Saida El Alami is serving an unjust three-year prison sentence solely for exercising her rights to freedom of expression and peaceful assembly. On 1 July 2025, plain-clothes police officers arrested her in Casablanca after she livestreamed a protest concerning death in custody. On 16 September 2025, the Criminal Court of Ain Sebaa in Casablanca sentenced her to three years in prison and a fine of 20.000 dirhams (approximately 1870 euros) for social media posts and public statements criticizing the authorities and exposing alleged corruption and human rights violations. On 17 December 2025, the Casablanca Court of Appeal upheld her conviction and sentence. Moroccan authorities must immediately and unconditionally release Saida El Alami and quash her conviction.
Saida El Alami is a human rights defender and blogger known for being outspoken on corruption, human rights violations and freedom of expression in Morocco. She is a member of the collective «Femmes Marocaines Contre la Détention Politique», a movement of women human rights defenders that denounces politically motivated detentions.
Authorities have repeatedly targeted Saida El Alami for her peaceful activism and online expression. Police arrested her on 23 March 2022, a day after sharing a social media post criticizing security officials for making inquiries about her with her neighbors. She had also published an earlier post denouncing alleged corruption in the judiciary. The Casablanca court prosecutor charged her with «insulting a body regulated by law», «insulting public officials while carrying out their duties», «contempt of judicial decisions», and «broadcasting and distributing false allegations without consent» under articles 265, 263, 266 and 2-477 of the Penal Code, respectively. She was sentenced in April 2022 to two years’ imprisonment. Her sentence was later increased to 3 years on appeal in September 2022. She was released in July 2024 following a royal pardon.
During the proceedings in her latest prosecution, Saida El Alami and her lawyers raised concerns about violations of her fair trial rights, including restrictions on access to legal counsel as she was not able to see her lawyer for 48 hours when she was first arrested. On 14 July 2025, she undertook a hunger strike to protest her arrest and prosecution, which she considered arbitrary and linked to her human rights activism.
Saida El Alami’s unjust imprisonment reflects the continued use of criminal laws in Morocco to prosecute human rights defenders, journalists, bloggers, and activists simply for expressing their opinions. For example, prominent human rights lawyer and former Minister of Human Rights Mohamed Ziane has been imprisoned since November 2022 following convictions on charges that Amnesty International described as stemming from his work defending activists, journalists and victims of human rights violations. In April 2026, following a retrial ordered by the Court of Cassation, the Rabat Court of Appeal reinstated a five-year prison sentence against him in a separate case related to the alleged misappropriation of funds from the Moroccan Liberal Party, ensuring his continued imprisonment.
Saida El Alami’s imprisonment violates Morocco’s obligations under international human rights law. Morocco is a state party to the ICCPR, whose Article 19 protects the right to hold opinions without interference and the right to freedom of expression. The African Charter on Human and Peoples’ Rights, to which Morocco is also a party, similarly guarantees the right to express and disseminate opinions under Article 9. International human rights bodies have consistently affirmed that criticism of public officials, state institutions and government policies is protected speech and that no one should be arrested, prosecuted or imprisoned solely for peacefully expressing their views.
In March 2026, the UN Working Group on Arbitrary Detention concluded that the imprisonment of Saida El Alami is arbitrary and contrary to Morocco’s international human rights obligations. It called on the Moroccan authorities to immediately release her, provide her with an enforceable right to compensation and other reparations, and investigate the violations committed against her.
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Please take action before 9 January 2027.
You'll find all necessary adddress- and social media information above. English model letter as a Word-file.